
Analyse du deuxième tercet : 'Et d'autres, corrompus, riches et triomphants...'.
Après avoir exploré les correspondances sensorielles douces et harmonieuses du premier tercet, Baudelaire nous confronte dans le second à des sensations d'une nature bien différente. Le poète évoque ici des parfums « corrompus, riches et triomphants ». Ce choix lexical marque une rupture nette et introduit une dimension plus complexe, voire ambivalente, dans son exploration des liens entre le monde sensible et l'invisible.
Le terme « corrompus » interpelle immédiatement le lecteur. Il suggère une décomposition, une impureté, quelque chose qui s'éloigne de la fraîcheur innocente des « chairs d'enfants ». Pourtant, cette corruption n'est pas présentée comme un défaut, mais plutôt comme une qualité intrinsèque de ces parfums particuliers. Baudelaire ne juge pas, il observe et décrit la nature dans toute sa diversité, embrassant même ce qui pourrait être perçu comme décadent.